Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

Le Boyau de Londres

En septembre 1914, durant les combats de la première bataille de la Marne, les Allemands arrivent par le nord-ouest de Verdun en ayant pour objectif de prendre cette place forte en tenaille par le sud. Ils s’approchent dangereusement de Bar le Duc.

Le tracé tourmenté de ces voies de communication est destiné à limiter les effets dévastateurs d’un tir en enfilade. Le déplacement des hommes dans ces boyaux n’est pas de tout repos : les bombardements continus ou intempestifs, les secteurs sous le feu des tireurs d’élite aux aguets, la pluie et la boue, les fils de téléphone sur lesquels le fantassin trébuche, la nuit qui favorise l’égarement, sont autant d’embuches qui rendent les déplacements périlleux.

Une tranchée est un fossé plus ou moins profond selon le profil et la qualité du terrain. Elle est organisée pour le tir et la protection du tireur de manière à ce que les mouvements de ce dernier restent invisibles à la vue de l'ennemi. De manière générale, la tranchée reste parallèle à la ligne de défense adverse. A l’inverse, le boyau est perpendiculaire au front et permet de rejoindre les tranchées. Il permet les déplacements de troupes et de matériel à proximité du front et à l’abri des divers projectiles.
Il est emprunté pour les relèves de régiments, les ravitaillements en vivres et munitions, l’acheminement des matériaux nécessaires à l’aménagement et à la réparation des tranchées et abris. Les agents de liaison les empruntent aussi pour porter les ordres écrits. Dans le secteur de Douaumont, afin de limiter les éboulements des parois, les flancs du boyau sont renforcés par une structure en béton. Les parois du boyau sont étayées par des U en ciment armé maintenant des plaques du même matériau.

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