Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

Louvemont, village détruit

Au début du conflit, l’organisation sanitaire n’est pas adaptée aux besoins importants d’une guerre moderne qui génère des blessures conséquentes, notamment dues à l'artillerie. Les membres du service de santé sont dépassés par l'ampleur de ce cataclysme, ce qui engendre des conséquences immédiates pour les soins aux blessés.

Des  bases fixes de campagne sont alors implantées pour les premiers soins. Aux carences en personnel, s'ajoutent les difficultés dues à la violence et aux caractéristiques de cette guerre nouvelle. Lorsque les blessés arrivent seuls, portés par les brancardiers ou aidés par des camarades de bonne volonté, ils trouvent des postes de secours débordés. Le poste de secours de Louvemont, de dimension régimentaire, était situé au milieu du village.

Possédant moins de 300 habitants en 1846, la population de Louvemont-Côte-du-Poivre ne comptait plus, en 1914, que 183 habitants, vivant principalement de l’agriculture. Classé en « zone rouge », Louvemont est déclaré village détruit mort pour la France en 1919. Le monument aux morts et la chapelle abri ont été inaugurés en 1932. L’inscription « En souvenir de Haudraumont et de Mormont » figurant sur ce monument rappelle que deux lieux-dits de la commune ont également disparus. La fontaine reconstituée, ainsi que les pierres et rangées d’arbres matérialisent l’emplacement des rues et de la mairie-école d’autrefois.  L’ajout de la mention « Côte du Poivre » à son propre nom témoigne de la volonté des anciens habitants de ne jamais oublier ces lieux ayant marqué l’histoire de la guerre de 1914-1918 et de leur commune.

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