Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

Bezonvaux, village détruit

Pendant la Première Guerre mondiale, le chemin de fer a été un des poumons logistiques incontournable et décisif à la victoire. A Bezonvaux, une voie ferrée française de 60 cm de large est installée en 1915. Elle a été aménagée depuis Verdun pour permettre la mise en place de pièces d’artillerie lourde jusqu’au bois du Grand Chénas dans lequel a été construit un épi de tir.

Après la prise du village le 25 février 1916 et à compter du mois d’avril, les occupants allemands aménagent un poste de secours qu’ils occuperont pendant neuf mois. Les blessés y arrivent depuis les lignes situées plus à l’ouest où ils sont amenés par les brancardiers puis traités. Après avoir reçu des soins, ils sont ensuite évacués par chemin de fer. Après les 15 et 16 décembre 1916, dates du repli allemand, ces voies ferrées restent identifiables mais disparaissent peu à peu sous l’effet des bombardements. Ce 25 février 1916, après que Bezonveaux ait été investi, le fort de Douaumont est pris. Les troupes françaises se replient sur Fleury.

Le village de Bezonvaux qui comptait 149 habitants en 1913, est un village « mort pour la France », non reconstruit. Il est également le lieu de combats de retardement de l'avance allemande en juin 1940, provoquant la mort de 25 Français.  Un intéressant parcours historique à travers les emplacements des anciennes maisons et à travers ses vestiges nous plonge dans un passé cruel où la nature tente de reprendre ses droits comme pour effacer les traces. La chapelle Saint-Gilles aux vitraux commémoratifs de Gruber et à la fresque attribuée au peintre Lantier, le monument aux morts ainsi que le monument aux patrouilleurs de Maginot, évoquent la mémoire de ce lieu mythique.

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