Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

Le Cimetière de Consenvoye

« Nous nous sommes réconciliés. Nous nous sommes compris. Nous sommes devenus des amis » déclarent ensemble le président de la République française François Mitterrand et le chancelier de la République fédérale d’Allemagne Helmut Kohl, le 22 septembre 1984 à Verdun ».

En cette journée particulièrement émouvante, ils se tendent la main devant l’Ossuaire de Douaumont avant de se rendre au cimetière allemand de Consenvoye pour se recueillir. Leur hommage conjoint aux morts des combats passés affirme l’engagement sans retour des deux peuples sur la voie de la paix, de la raison et de la coopération dans l’amitié.

Après la Première Guerre mondiale, avec l’accord des autorités françaises, les nécropoles allemandes furent entretenues par une association, le VDK,  Service pour l’entretien des sépultures militaires allemandes, créée en 1919. Le cimetière de Consenvoye a été aménagé en 1920 par les services français des sépultures militaires qui y rassemblèrent les tombes de tous les soldats allemands tués au cours des combats ayant eu lieu entre Verdun et Stenay, sur les deux rives de la Meuse. En 1943, 6000 corps issus des cimetières de la vallée de la Meuse et provenant des cimetières régimentaires en forêt d’Argonne y furent à leur tour inhumés.

A la suite de la signature du traité de l’Elysée, une convention établit en 1966 que le gouvernement allemand reprendrait la gestion de ses sépultures. L’agencement des cimetières est discret et en harmonie avec la nature environnante. Il s’organise en général autour d’une grande croix. Celui de Consenvoye est l’une des 30 nécropoles meusiennes qui rassemblent environ 60 000 tombes allemandes. On y dénombre 11 146 corps, dont 2537 en ossuaire.

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