Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

La crête des Eparges

Au nord du Saillant de Saint-Mihiel, la crête des Eparges est un des observatoires les plus avancés dans la plaine de la Woëvre. Le 17 février 1915, la 12e Division d’Infanterie, dans laquelle sert Maurice Genevoix, est chargée de la reconquête de cette hauteur occupée depuis 1914 par les Allemands. D’atroces combats se livrent pendant deux mois d’assauts sanglants répétés, pour réaliser une conquête seulement partielle de la crête. Le statu quo se prolonge par une vaine guerre des mines que se livrent les deux adversaires jusqu'en 1918.

Au Point X, à l’est de la crête, est rappelé le sacrifice de « Ceux qui n'ont pas de tombe », environ 10 000 soldats dont les restes ont été engloutis dans la boue du champ de bataille. Cette stèle est à la mémoire des fantassins du 302e régiment d'infanterie. Le Point C, appelé le monument du Coq au centre de la crête, est dédié à la 12e division d'infanterie dont les effectifs ont été cruellement éprouvés par les combats. Il matérialise le point de l'extrême avancée des troupes françaises. A l'ouest, est dressé le Monument des « Revenants du 106e régiment d'infanterie » auquel appartenait Maurice Genevoix qui perdit 300 tués, 300 disparus et 1 000 blessés lors de la reconquête de la crête. Au nord-ouest, le monument à la gloire des soldats du Génie est dédié aux soldats de cette guerre souterraine dont les terribles cratères restent  visibles.

Entre 1915 et 1918, les Français ont perdu ici 50 000 hommes dont 10 000 tués ou disparus… Les pertes allemandes sont comparables.

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