Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

La Cathédrale de Verdun

Le premier obus tombe à Verdun le 21 février 1916. Dans les semaines qui suivent, elle est endommagée par de nombreux bombardements. Même si la cathédrale Notre-Dame de Verdun est beaucoup moins atteinte que la cathédrale de Reims. Elle voit néanmoins une partie de ses voûtes abattues, ses toitures crevées, ses vitraux pulvérisés par les obus. Le programme de restauration et de restitution des éléments romans de l'édifice durera jusqu'en 1935 sous la conduite des architectes des Monuments historiques messieurs Ventre et Delangle. Contigu au bas-côté sud, le cloître a fait également l'objet d'importantes réparations, là encore dans l'optique d'une restitution rigoureuse. Les destructions ont remis à jour des éléments de style roman qui avaient été murés au XVIIIe siècle, comme le portail du Lion et la crypte que l'on avait rasée et comblée.

Après la guerre, les architectes décident de rétablir la crypte romane et en 1935 ils en confient la décoration au sculpteur Gaston Le Bougeois. Les nouvelles colonnes sont surmontées de treize chapiteaux à quatre faces chacun, ce qui offre à l'artiste 52 faces à orner. A côté du thème de la vie religieuse à Verdun, ce sont les figures familières de la Grande Guerre et de la bataille de Verdun qui dominent avec le poilu fumant sa pipe, le pigeon du fort de Vaux, le camion de la Voie Sacrée, les pièces d'artillerie, les permissionnaires, l'aumônier, les aviateurs, la corvée de pain, les blessés, les prisonniers allemands, mais aussi, scène rarement représentée, un soldat à genoux, les yeux bandés, prêt à être exécuté. »

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