Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

La Tranchée des Baïonnettes

Le 12 juin 1916, le 137e Régiment d’Infanterie est en ligne sous la ferme de Thiaumont, tenue par les Allemands qui ont des vues plongeantes sur le ravin de la Dame, appelé « Ravin de la Mort », et les bataillons français de première ligne. L'assaut allemand isole les 1er et 3e bataillons. Cependant, un îlot de résistance tient encore 24 heures autour des lieutenants Polimann et Foucher et de leurs hommes… avant de se rendre.

 Après les combats, on suppose que les Allemands qui ont pris possession du terrain se livrent à une pratique qui n'est pas rare : Ils regroupent les cadavres qui jonchent le sol et les ensevelissent au fond d'une section de tranchée qu'ils comblent ensuite en plantant verticalement les fusils des morts pour signaler la sépulture collective.

Inauguré en 1920, financé par un mécène américain, ce monument, entretient la légende des soldats ensevelis debout. Le monument de l'architecte André Ventre frappe par son caractère austère car il ne porte aucune décoration ni motif figuratif. La porte en bronze de l'entrée est l'œuvre du ferronnier d'art Edgard Brandt. Elle s'orne de lauriers et d'une épée pointée en bas.

Au total, 21 corps ont été découverts sur place et aucun n'était debout. 7 inconnus ont été ré-inhumés sur place et 14 identifiés ont été déplacés au cimetière de Fleury… Ce monument, au-delà de la légende qu’il perpétue, rend hommage aux innombrables soldats qui, sur tous les fronts, ont été enterrés sous les tonnes de terre soulevées par les explosions de mines ou d’obus.

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