Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

L'Ouvrage de Froideterre

Dès le début de l'offensive devant Verdun, en février 1916, Froideterre est une cible privilégiée pour l'artillerie allemande. En quelques semaines, les superstructures sont criblées d'entonnoirs, le parapet de tir est brisé, les défenses accessoires (grilles, réseaux de fils, piquets) sont hachées et les constructions annexes en maçonnerie sont écrasées. « Froideterre, Souville, La Laufée : autant de môles qui ne cédèrent pas dans ces luttes désespérées. Sur le champ de bataille bouleversé, ils furent comme des rocs inébranlables où la défense put s'accrocher ».

C'est par ces mots que le Général Pétain, quelques années après la bataille de Verdun, résume l'importance que les fortifications, édifiées avant 1914, eurent dans le déroulement de la bataille de Verdun.

L’ouvrage de Froideterre était un petit ouvrage d’infanterie, capable de résister entièrement aux nouveaux obus. Il a été construit à la place d’une position d’infanterie en terre installée en 1887 et 1888. Son emplacement se situe au Nord de la place, en rive droite de la Meuse à une altitude de 300 mètres. L’ouvrage est doté d'une tourelle à éclipse pour deux canons de 75, de deux tourelles de mitrailleuses, d’une casemate de Bourges orientée vers Charny, et d'un casernement pour 132 hommes et 10 sous-officiers. En temps normal, l’ouvrage peut accueillir 140 hommes. Mais durant la bataille de Verdun, jusqu’à 200 soldats occuperont les lieux. Les fossés sont largement dégagés de la végétation et montrent les bouleversements du terrain par l'artillerie.

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