Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

Ornes, village détruit

Verdun apparaît comme le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme s'est livré. Le rôle de l’artillerie y est considérable. Elle y cause 80 % des pertes. Pour remplir leur mission, les hommes doivent survivre, mais aussi mourir, dans les pires conditions, sur un terrain transformé en véritable enfer.

En 1914, suite à la mort d'une dizaine de soldats allemands tués par les chasseurs de Driant, une partie des habitants trouve refuge à Verdun tandis que la majeure partie de la population d’Ornes est prise en otage.  Ce village perdu par les troupes françaises le 24 février 1916 puis repris le 23 août 1917, disparaitra totalement sous l'acharnement des pilonnages des obus français et allemands. Il sera finalement reconquis en 1918, par les Français.

À la veille de la guerre, plus de 700 habitants vivaient de l'agriculture et de l'artisanat.Le village d’Ornes comptait 718 habitants en 1913. Il est aujourd’hui, «Village mort pour la France », et « non reconstruit ». A quelques pas du monument aux morts, la chapelle Saint-Michel construite en 1932 présente des vitraux commémoratifs. A proximité, l’ancienne église d’Ornes, maintenant en ruine, datait de 1828 et était dédiée à Saint-Michel. Ses émouvants vestiges rappellent comment la violence des combats à cet endroit précis a marqué au fer rouge, une fois de plus, l’histoire de France.

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