Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

L'Ossuaire de la Haute-Chevauchée

D’octobre 1914 à la fin de 1915, les Allemands utilisent les mines en Argonne sur le front de Bolante, la fille morte et la cote 263 afin de créer des brèches dans les lignes françaises pour lancer des offensives qui finalement ne débouchent pas.

En s’efforçant de garder la suprématie sous terre, les sapeurs mineurs allemands, les pionniers, permettent à l’infanterie de conserver ses positions stratégiques sur les hauteurs du massif argonnais. Français et Allemands se livrent alors une guerre souterraine. Dans cette lutte, les deux camps adoptent les mêmes mesures préventives. Des appareils d’écoute déterminent la position, l’orientation et la distance des galeries  de combat. L’affrontement souterrain est  permanent, mené de façon aussi opiniâtre et impitoyable que les violents assauts en surface.

La ligne de front de la Haute-Chevauchée garde les traces de nombreux et impressionnants entonnoirs produits par l'explosion de mines souterraines. L’explosion souterraine  de la plus grosse mine allemande dans le massif d’Argonne, le 12 décembre 1916,  était chargée à 52,5 tonnes d’explosif. La croix de la Réconciliation est dédiée à la mémoire de « Tous les morts des combats d'Argonne ». Elle représente un acte marquant de la réconciliation franco-allemande.

Le monument ossuaire de la Haute-Chevauchée représente un soldat français dont le buste émerge d'un pylône massif et dont les mains reposent sur une épée pointée vers le bas. A l’intérieur, se trouvent les restes d'environ 10.000 inconnus recueillis sur le champ de bataille. A quelques kilomètres, la nécropole de la Forestière dénombre 2005 tombes de soldats français. Elle regroupe les corps issus des cimetières de la Forestière, de La Chalade, du Ravin des Sapins et du Ravin des Chênes.  A quelques kilomètres de cet emplacement, dans le bois de La Chalade,  un blockhaus protège l'accès du Chemin des Romains, près du carrefour de la Croix de Pierre. La casemate de béton a été baptisée au nom du lieutenant de Courson, tué en 1914.

Haut de page
Powered by jms multisite for joomla