Atelier Canopé 55 - Verdun
Pôle Histoire & Culture européenne

La Première guerre mondiale en France

La guerre est la conséquence directe de l'assassinat de François-Ferdinand, héritier de la couronne d'Autriche-Hongrie, à Sarajevo, le 28 juin 1914. Le déclenchement du conflit est aussi le résultat de tensions anciennes, qui ont conduit les puissances européennes à former des alliances militaires. Chaque camp se prépare à guerre, sans vraiment la souhaiter. Lorsque la guerre éclate en août 1914, l'ensemble des belligérants imaginent qu'à Noël, la victoire militaire sera acquise. Les Allemands pensent vaincre rapidement la France avant de se retourner contre la Russie. En septembre, les Allemands menacent Paris. Mais la contre-offensive menée par Joffre sur la Marne (septembre 1914) oblige les troupes du Reich à reculer. Malgré leur victoire sur les Russes à Tannenberg (août 1914), les Allemands s'enlisent aussi à l'Est. Français et Allemands se lancent dans la "course à la mer" pour occuper lesports du nord de la France. Après la bataille des Flandres, un front continu traverse la France de la mer du Nord à la Suisse. Cette phase de guerre de mouvement a été très meurtrière.

Puis, les combattants construisent des fortifications, formées de plusieurs lignes de tranchées. Les soldats y vivent dans des conditionss matérielles et morales épouvantables. En 1915 et 1916, les grandes offensives lancées par les deux camps pour rompre le front sont des échecs très coûteux en hommes. Pour abréger cette longue guerre de position, chaque camp recherche de nouveaux alliés. En 1915, l'Italie entre en guerre au côté de l'Entente. En 1917, la lassitude de guerre provoque une grave crise morale. Sur le front, les désertions et les mutineries se multiplient surtout après les batailles terribles du Chemin des Dames et de Caporetto.

Menacés par la guerre sous-marine allemande, les Etats-Unis décident d'entrer en guerre aux côtés de l'Entente, le 2 avril 1917. La paix signée par la Russie avec l'Allemagne (traité de Brest-Litovsk, 1918) permet à cette dernière de rapatrier ses troupes sur le front Ouest. Foch, commandant unique sur le front occidental, décide de reprendre une guerre de mouvement. Il engage une puissante contre-offensive qui provoque la défaite des troupes allemandes. Le 9 novembre 1918, menacé par une révolution Guillaume II abdique. Le 11 novembre, l'armistice est signé à Rethondes.

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